Le manifeste
La mode n'a jamais été faite pour nous rendre semblables.
Elle devrait être un langage.



01Le langage
Une façon de dire qui l'on est sans avoir à l'expliquer. De changer d'allure avec son humeur. De séduire un soir, d'affirmer sa présence le lendemain. D'être audacieuse, mystérieuse, solaire, irréprochable : parfois tout cela dans une même journée.
Et pourtant, à force de mêmes enseignes, de mêmes silhouettes et de mêmes pièces reproduites à l'infini, la mode s'est peu à peu uniformisée.
Silphée est née d'une conviction inverse :ce que l'on porte devrait nous distinguer,jamais nous confondre.
L'art pour étendard
02La toile
La mode retrouve alors ce qu'elle n'aurait jamais dû perdre : le jeu, l'expression, la liberté. Et avec eux, son lien le plus naturel : celui qu'elle entretient avec l'art.
Chez Silphée, le carré de soie devient une toile en mouvement. Chaque création naît comme une composition à part entière. Couleurs, lignes, personnages, paysages imaginaires : l'image existe d'abord à plat, puis se transforme lorsqu'elle rencontre le corps. Un pli la déplace. Un nœud la réinvente. Une manière de la porter en révèle une autre.
Une même pièce.Jamais exactement la même allure.



03L'édition
Mais créer quelque chose de singulier n'a de sens que si cette singularité demeure.
C'est pourquoi les créations Silphée ne sont pas destinées à rester indéfiniment dans un catalogue. Chacune est éditée à cent exemplaires numérotés. Lorsque le dernier a trouvé sa place, le dessin disparaît. Il ne revient pas. Ni réédition, ni réassort, ni nouveau coloris.
Comme une édition d'art, chaque carré appartient ainsi à un moment, à une série et à celles qui l'auront choisi. Certains seront portés sans compter. D'autres conservés précieusement. Beaucoup, espérons-le, feront les deux.
La rareté n'est pas un artifice.
Elle fait partie de la création.
04La collection
Car Silphée ne pense pas la collection comme l'accumulation de ce que tout le monde possède.
Collectionner Silphée,c'est collectionner des émotions.
Celles que l'on éprouve devant une couleur inattendue, une image qui intrigue, une pièce que l'on ne parvient pas tout à fait à oublier. Des créations faites pour être nouées, portées, vécues, et peut-être un jour transmises.
Parce que le beau n'a véritablement de sens que lorsqu'il provoque quelque chose. Et parce que lorsque la mode rencontre l'art, elle redevient ce qu'elle sait faire de plus précieux :


